Il y a un sentiment que très peu de personnes expérimentent réellement dans leur vie : celui de sentir la mort de près et de survivre. J’étais à Gili Air, puis à Sengiggi Lombok, en Indonésie lors des séismes qui ont dévasté ces îles et tué des centaines de personnes. Avec du recul, ce qui m’a le plus surpris, c’est à quel point la vie peut basculer en quelques secondes. J’étais tranquillement perdue dans mes pensées, à mener des actions tout à fait ordinaires lorsque la terre a tremblé au point de détruire tout ce qu’il y avait autour d’elle. Durant un instant, on ne réalise pas ce qui se passe puis notre instinct de survie prend le relais et on comprend que notre vie est en danger. C’est lorsque ta vie est menacée que tu réalises à quel point tu veux LA vivre.

Pourquoi ces épreuves douloureuses ont été salutaires ?

La mort était déjà venue me rendre visite une fois, aux Philippines, lorsque j’avais attrapé la forme la plus sévère du Choléra et qu’elle a failli m’emmener avec elle. Je ne pensais pas la revoir avant très longtemps et pourtant il n’y a qu’elle qui sache aussi bien arriver au moment le plus inattendu.
Lors de l’alerte au tsunami, j’ai prié Dieu de m’épargner alors que je courrais à en perdre haleine pour me mettre à l’abri. Je me suis entretenu avec lui et je l’ai supplié de me laisser vivre encore quelques années. Je ne voulais pas mourir à cet instant.

Plusieurs jours plus tard, une fois à l’abri, loin de Lombok, j’ai appris le décès par crise cardiaque d’une connaissance rencontré au Vietnam. Je me souviens encore de lui comme si c’était hier. L’ironie de la situation m’a frappé, je venais de survivre à des séismes dévastateurs et lui était mort sur son canapé.

La société ainsi que notre éducation nous font croire que nous avons de nombreuses choses à perdre, comme un toit, une voiture ou bien un travail. Et pourtant, lorsque je me suis entretenue avec Dieu, je lui ai juste demandé de préserver ma VIE, mon bien le plus précieux. Je n’ai ni pensé à mes jolis vêtements qui m’attendaient à Paris, ni aux cadeaux offerts au fil des ans, ni à mon travail de coach. Je n’ai pensé qu’à ma vie et à ceux que j’aime. Le matériel n’a plus d’importance lorsqu’on fait face à la mort.

Quelle leçon puis-je tirer de ces expériences douloureuses ?

Dieu ou la vie, peu importe comment vous l’appelez, ma donnée des secondes chances. Pourquoi avais-je survécu ? Au choléra et aux séismes ? Sans doute parce que mon heure n’était pas arrivée et que j’ai encore beaucoup de choses à accomplir ici-bas. Mais, surtout j’ai compris qu’à part ma VIE, je n’ai absolument rien à perdre. Un enseignement précieux, qui a changé ma vision de la vie. Il est impossible de voir la mort de si prêt sans qu’elle nous marque à jamais, sans qu’elle laisse sa trace sur notre âme.

Pourquoi être aussi près de la mort est une expérience transcendante ?

Lorsqu’on ressent l’incertitude face à la durabilité de sa vie, on réalise à quel point elle est précieuse et qu’il ne faut surtout pas la gâcher en menant une vie qui ne nous correspond pas. Prends conscience que ton temps est limité. Ne sois pas prisonnier des dogmes et du moule sociétal qui t’oblige à obéir à une quelconque autorité extérieure. Ne laisse pas les autres éteindre ta voix intérieure. Trouve le courage de suivre ton cœur, lui seul sait réellement ce qui est en mesure de te rendre heureux et épanoui dans cette vie. L’exercice est certes difficile, mais regarde-toi dans un miroir et demande-toi ceci :

« Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure? »

Si la réponse est NON, tu sais ce qu’il te reste à faire.

Ne cherche pas à ressembler aux autres ou à suivre leurs traces, car il n’y a personne d’autre comme toi ici-bas. Accepte ton unicité, et trace ta propre route, peu importe l’effort que cela te coûtera et même si la terre entière te rejette parce que tu oses être toi. A la fin crois-moi, lorsque la mort viendra te chercher, tu la suivras sans réticence. Et tandis qu’elle te prendra la main pour te mener on ne sait où, tu te retourneras sur ta vie et tu seras fière de toi, car tu auras mené la vie que tu auras choisie.

Souviens-toi que la mort peut te surprendre à tout instant, et que tu n’as absolument rien à perdre. Si tu veux changer de vie, découvrir le monde, changer de métier, créer ta propre société, peu importe le rêve, qui te maintient éveillé jusqu’au petit matin. Tu peux le faire tant que tu es en vie, après il sera trop tard. Tu n’as aucune excuse valable car tant que tu respires, tout est possible si tu es prêt à en payer le prix.Tu peux changer n’importe quel aspect de ta vie.

Croire que tu as quelque chose à perdre, c’est t’enfermer dans une prison qui t’empêchera de vivre une vie que tu as choisie. La seule chose que tu as à perdre c’est ta vie. Mais, changer demande des efforts et du courage. Demande toi quel est le prix que tu es prêt à payer pour vivre la vie de tes rêves? Règle la note et fonce…

Aie foi en toi et libère-toi de tes chaines.