Tout comme n’importe quel individu qui compose cette terre, je ressens le manque. Et lorsque je n’obtiens pas exactement ce que je veux, je suis frustrée et triste. Il m’arrive même parfois de croire que je n’ai pas de chance, ou que je suis maudite. Pourquoi moi ? Quelle question idiote !

Lorsque le temps est gris et pluvieux, on se plaint que le soleil n’est pas au RDV et lorsqu’il fait beau et chaud, on se plaint de la chaleur. Ainsi, même en obtenant exactement ce que l’on veut, on finira par s’en plaindre, s’en lasser ou y trouver à redire. On est toujours à courir après ce que l’on n’a pas, pour combler le manque de notre existence. Pour remplir le vide abyssal qu’on porte en nous.

Lorsque nous vivons un moment et que cela ne correspond pas totalement à ce que nous voulons, nous finissons par le gâcher. Combien de fois as-tu laissé ton mental dirigé par ton ego tenter d’influer sur un moment pour exactement obtenir ce que tu voulais ? On aimerait que tout roule simplement n’est-ce pas.

L’action se passe toujours dans le présent.

 L’action se passe toujours dans le présent, car c’est l’expression du corps, qui n’existe que dans l’ici et maintenant. L’esprit du mental est comme un fantôme qui vit toujours dans le passé ou le futur. Le seul pouvoir qu’il a sur toi est d’attirer ton attention hors du présent. Socrate, le Guerrier Pacifique

Lorsque nous vivons un instant donné : Partager un repas, boire un verre avec des amis, faire une séance de sport, prendre une douche etc. Quel est le pourcentage de notre investissement personnel dans le moment présent ? 25% ? 70% ? 100% ? Habites-tu réellement le présent ? Ou y es-tu à moitié ? Demande-toi à chaque instant où es-tu ? Es-tu là dans le présent ? Ou dans le passé ? Peut-être même dans le futur.

Notre mental passe son temps à nous gâcher le moment présent. Soit il ressasse le passé, soit il appréhende le futur. Le mental n’est JAMAIS dans le présent. Ainsi, nous sommes en permanence dans le manque car nous ne savons plus apprécier ce que l’on a.

Lorsque tu es en train de dépenser ton argent, ne penses-tu pas déjà au jour où tu vas en manquer. Lorsque tu embrasses ton compagnon de vie, ne crains-tu pas déjà de le perdre ? Lorsque tu es en vacances, n’es-tu pas déjà en train de penser au jour où tu devras retourner travailler. Même lorsque tu es en bonne santé, tu crains de tomber malade.

En réalité, tu n’es que très rarement dans ton présent. Et sans t’en rendre compte, tu t’empoisonnes la vie avec des scénarios catastrophe imaginé par ton mental et qui n’ont rien de réel.

Arêtes-toi 5 min : lève les yeux et regarde autour de toi. As-tu un toit sur la tête ? Manges-tu as ta faim ? As-tu une famille et des amis ? Un travail ? Peut-être même un compagnon de vie ? Alors de quoi tu t’inquiètes. Tu te fais tout simplement manipuler par ton mental qui te paralyse par de nombreuses peurs, t’empêchant d’agir là maintenant. Naïvement, tu crois que si tu obtiens telle ou telle chose tu seras plus heureux que tu ne l’es maintenant, que ce soit une augmentation, une relation amoureuse où plus d’amis etc. Comme la majorité des gens, tu passes ta vie hors du présent. Tu agis pour obtenir et/ou gagner quelque chose dans un futur proche ou lointain, ou alors tu t’empêches de faire quelque chose par peur de revivre des situations douloureuses passées.

Ex : Tu fréquentes une personne intéressante qui te plaît mais par peur d’essuyer un nouvel échec amoureux, tu préfères fuir et renoncer à vivre peut-être l’histoire de ta vie. Tu es peut-être galvanisé par l’idée de devenir le prochain millionnaire, et comme le disent certains coach gourous, tu dois travailler dur chaque jour de ta vie jusqu’à oublier de profiter de ta vie pour réussir. Mais, qui te dit qu’aujourd’hui n’est pas le dernier jour du reste de ta vie ? Vas-tu le passer à courir après l’argent ?

Tout se passe dans le présent. Le manque que tu ressens provient uniquement de ton mental qui te manipule pour te faire croire que ton présent n’est pas assez, que ce que tu vis n’est pas suffisant.

Réveille-toi ! Vis maintenant, pas demain.

Réveille-toi ! Si tu avais une maladie en phase terminale, et que tu avais peu de temps précieux pour vivre et savoir qui tu es, jamais tu ne gâcherais ton temps dans l’indulgence personnelle ou la peur, la léthargie ou l’ambition.
Sois heureux maintenant et sans aucune raison, ou tu ne le seras jamais vraiment.

Chacun de nous devrait connaitre le nombre de jours qu’il lui reste à vivre car c’est la seule manière qui nous permettrait d’éviter de gâcher un seul jour de notre vie en ressassant le passé ou en étant effrayé par l’avenir. Si on te disait qu’il te restait 6 mois à vivre, que ferais-tu ? Que changerais-tu dans ta vie ? Oseras-tu quitter ce travail que tu détestes pour aller faire un tour du monde ? Quitteras-tu cet homme ou cette femme qui te fais souffrir ? Iras-tu danser sous la pluie ? Te lanceras-tu enfin dans l’entreprenariat ?

Je le dis souvent : On vit comme des immortels sans se rendre compte que chaque jour nous rapproche de plus en plus près de la mort. Chaque fois que tu dois prendre une décision, demande-toi ceci : si je devais mourir demain, est-ce la chose que je m’apprête à faire me rendra-t-elle plus heureux ?

Si la réponse est OUI, fonce. Tu n’as rien à perdre.

Le toujours n’existe pas…

Si tu n’obtiens pas ce que tu veux, tu souffres.
Si tu obtiens ce que tu ne veux pas, tu souffres.
Même si tu obtiens exactement ce que tu souhaites, tu souffres quand même parce que tu ne peux pas t’y accrocher pour toujours.

Socrate, le Guerrier Pacifique

En Occident, on a du mal à comprendre le détachement. On refuse de lâcher prise et on s’accroche à la moindre chose qui nous fait du bien comme un noyé, à une bouée de sauvetage. Lorsqu’on a une famille, des amis et un amoureux, on croit que cela va durer pour l’éternité. On souffre quoi qu’il arrive. Et cette souffrance naît de notre incapacité à nous détacher. Face à un décès, nous pouvons mettre des mois, voire des années à accepter le départ d’un être cher, alors qu’il s’agit du processus normal de la vie. Toute chose est amenée à mourir. Ce n’est pas la mort qui est triste et douloureuse c’est ton refus de l’accepter comme un processus normal de la vie. À quel moment dans ta vie, fais-tu preuve de gratitude pour ce que tu possèdes déjà?

Remercies-tu la vie, chaque jour d’être en bonne santé ? De manger à ta faim ? De dormir au chaud ? D’avoir une famille et des amis ?

Ton mental veut toujours plus d’argent, plus d’amour, plus de bien etc. Il n’est jamais totalement satisfait. Toutes ces choses, ces personnes qui font partie de ton quotidien, tu crois qu’elles te sont acquises. Mais, elles ne t’appartiennent pas. Rien n’est à toi ici-bas. Même ton corps, tu le rendras à la terre, une fois que tu seras mort.

Alors arrête de croire, que ce qui t’entoure t’appartient. Tu n’es de passage sur terre, que pour quelques années encore si tu as de la chance voire moins.

Alors à quoi bon gâcher ton temps en lamentation. Vis maintenant. Ce qui compte le plus n’est pas la destination, mais le voyage que tu entreprendras. Ce que tu ressentiras tout le long. Et le jour où cela prendra fin, car il y a toujours une fin. Ne résiste pas, ne t’accroche pas, laisse partir ce qui doit s’en aller. Tant que l’on accepte et accueille ce qui est, tout ira bien. La vie ce n’est pas une quête permanente ou une course pour remplir une liste de chose à faire et à obtenir. Il faut savoir s’arrêter souvent, et vivre l’instant présent. Vivre pleinement, c’est apprendre à se contenter de ce qu’on a et savoir l’apprécier à sa juste mesure.

C’est le voyage qui nous procure du bonheur, et non la destination.
Ton rôle n’est pas d’aller « quelque part » mais d’être ici.

Le Guerrier Pacifique