La société industrielle, dans le seul but de croître pousse les gens à renier leurs rêves d’enfant pour entrer dans un carcan de dogmes sociétaux. Ainsi, pour être rentable, la société a besoin d’esclaves modernes, c’est-à-dire de gens en mesure de sacrifier la majeure partie de leur temps, pour elle. Une société industrielle, ne peut fonctionner et croître que si la majorité des individus qui la compose obéissent docilement à ses règles et renient les aspirations de leur âme. Une de ces règles, veut que chaque individu inséré dans le système se forme à un travail capable de générer de la croissance en continu. C’est pourquoi, on a inventé les universités, les écoles privées et les diplômes. Le but final, est de servir la société, et non pas de former des individus capables de penser par eux-mêmes. Chaque individu qui naît en France, en Angleterre, aux États-Unis et dans n’importe quel pays du monde industrialisé, doit servir la société dans laquelle il vit le plus tôt possible et le plus tard possible. Et pour la servir, il va se spécialiser dans un corps de métier nécessaire au bien-être de cette dernière. Malheureusement, la majorité des métiers utiles à la société ne sont pas des métiers en mesure de répondre aux aspirations de l’âme humaine. C’est l’une des raisons pour laquelle, la majorité des gens ne sont pas heureux dans leur travail.

La société comme privatrice de liberté.

Contrairement à ce qu’on n’a voulu nous faire croire, la société industrielle n’est pas un modèle de bonheur. En effet, nous avons vendu notre liberté pour du confort. Depuis, les révolutions industrielles du 19e siècle, nous avons plus de confort et le boom technologique des années 2000 a permis une croissance économique hors du commun. Mais, à quel prix ?

Les nouvelles technologies ont certes apportées plus de confort et de facilité au quotidien mais elles ont contribuées à rendre les gens plus malheureux. Le confort ne rend pas vraiment heureux. Au contraire, s’il suppose de vendre sa liberté et de renier les aspirations de son âme, il tue à petit feu.

Aujourd’hui, beaucoup de gens se sentent coincés dans un système qui ne leur convient pas mais ne savent pas comment en sortir. La majorité d’entre eux, n’adhèrent pas aux règles sociétales, mais continuent de se lever chaque matin pour aller nourrir un système malade. Certains d’entre eux, savent à leur grand désespoir qu’ils ont vendu leur liberté pour un peu de confort, tandis que d’autres sont tellement lobotomisés par le système, qu’ils vivent comme des automates sans jamais se poser de questions.

Tels des élèves modèles, ils répètent indéfiniment les mêmes schémas, croyant naïvement que la vie se résume à travailler 40 ans pour le système, faire un crédit immobilier, fonder un foyer et partir de temps en temps en vacances.

Certains, à travers un accident de la vie, une maladie finissent par se réveiller tardivement. Ils réalisent soudain, qu’ils ont été les spectateurs de leur vie. Ils ont suivi le mouvement, sans un seul instant s’arrêter en cours de route pour se demander s’ils étaient sur la voie de leur cœur. Ou si le modèle de vie qu’ils ont choisi était réellement leur choix personnel et non pas une suggestion de leur entourage pour conserver le statu quo.

Aie le courage de choisir ta vie.

Quel adulte conseillerait à un enfant de suivre son cœur ? Lorsqu’on demande aux enfants ce qu’ils veulent faire plus tard, les activités les plus farfelues sortent de leur petite bouche rieuse: Je veux devenir super héros ou astronaute. Je veux être explorateur. Je veux devenir une princesse.

Pourtant, une fois devenus adultes, ils perdent cet enthousiasme et se contentent de devenir comptable, maçon, plombier ou caissière. Les plus ambitieux visent des métiers comme avocat, architecte ou médecin. Ils renoncent à leur rêve pour s’insérer dans la société et l’alimenter grâce à leur travail. Quelle société aurait besoin de super-héros ? Ou d’explorateur ?

En tout cas pas une société qui prône le profit financier à l’excès au détriment du bien-être humain. Combien d’entre nous après des années d’études, une fois salariés se rendent compte qu’ils ne sont pas heureux ? Et que leur travail n’a aucun sens?

De la maternelle, en passant par l’école élémentaire et l’université, aucun professeur n’a jamais encouragé un enfant à écouter son cœur, ni les aspirations de son âme. Je suis convaincue que de nombreuses personnes savent depuis leur tendre enfance à quoi ils veulent destiner leur vie.  Mais, souvent leurs aspirations n’entrent pas dans les plans de la société. Une société qui a besoin d’esclaves modernes obéissant et non pas d’explorateurs, de voyageurs, de peintres ou de super-héros.

Alors ils commettent la plus grave erreur de leur vie. Ils renoncent à ce qu’ils sont pour s’adapter à la société. Ils renoncent à ce qui les fait vibrer pour répondre aux besoins d’une société consumériste.

Certains réussissent à combiner un travail plus ou moins intéressant et une passion durant leur temps libre, ce qui leur donne un certain équilibre. D’autres, n’ont pas cette chance notamment parce qu’on ne leur a pas appris à écouter leur cœur. Ils ne font que suivre la voie de leur Ego et de leur mental, formaté depuis l’enfance pour entrer dans les carcans d’une société consumériste à outrance. Il faut VIVRE sans bousculer l’ordre établi.

Par exemple, quitter un CDI, un appartement et une relation amoureuse médiocre à plus de trente ans pour partir faire un tour du monde est très mal vu et considéré comme de l’instabilité voir une folie.

Dans presque 100% des cas, l’entourage direct du protagoniste va tenter de le raisonner avec des réflexions limitantes : Tu es fou? Comment vas-tu faire à ton retour pour te loger sans travail ? N’as-tu pas peur du blanc sur ton CV ? Les employeurs n’aiment pas les gens instables.

Une autre pression sociale vient s’ajouter en général à toutes ces peurs, celle de fonder un foyer. Oui, à 30 ans, la société occidentale, estime qu’il est grand temps de fonder un foyer avant qu’il ne soit trop tard. Autrement dit, avant que la courbe de la fertilité ne soit dans le négatif.

D’ailleurs, certains couples qui font des enfants n’en ont pas l’envie véritable, mais se sentent obliger de répondre aux attentes sociétales.  Ainsi, nombreux sont ceux qui se retrouvent à 40 ou 50 ans à vivre une vie qu’ils n’ont pas réellement choisi.

La voie du cœur comme clé de la liberté.

A présent voyons comment faire pour choisir son propre chemin de vie indépendamment de la pression sociale, de l’entourage ou de sa culture.

La première étape consiste à se réveiller d’un profond sommeil. Nous pouvons reprendre l’analogie de l’éléphant enchainé de Jorge Bucay

 Quand j’étais petit, j’adorais le cirque, et ce que j’aimais par-dessus tout, au cirque, c’était les animaux. L’éléphant en particulier me fascinait ; comme je l’appris par la suite, c’était l’animal préféré de tous les enfants. Pendant son numéro, l’énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires… 

Mais tout de suite après et jusqu’à la représentation suivante, l’éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait une de ses pattes prisonnière.

Mais ce pieu n’était qu’un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu’un animal capable de déraciner un arbre devrait facilement pouvoir se libérer et s’en aller.

Le mystère restait entier à mes yeux.

Alors, qu’est ce qui le retient ? Pourquoi ne s’échappe-t-il pas ? A 5 ou 6 ans, j’avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J’interrogeai donc un maître, un père et un oncle sur le mystère du pachyderme. L’un d’eux m’expliqua que l’éléphant ne s’échappait pas parce qu’il était dressé. 

Je posais alors la question qui tombe sous le sens :

 « S’il est dressé, pourquoi l’enchaîne-t-on ?  » 

Je ne me rappelle pas qu’on m’ait fait une réponse cohérente. 

Le temps passant, j’oubliai le mystère de l’éléphant et de son pieu, ne m’en souvenant que lorsque je rencontrais d’autres personnes qui un jour, elles aussi, s’étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j’eus la chance de tomber sur quelqu’un d’assez savant pour connaître la réponse : 

 » L’éléphant du cirque ne se détache pas parce que, dès tout petit, il a été attaché à un pieu semblable. « 

 Je fermai les yeux et j’imaginai l’éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu’à ce moment l’éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant trop solide pour lui, il n’y est pas arrivé malgré tous ses efforts. 

Je l’imaginai qui s’endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain… et les jours suivants… jusqu’à ce qu’un jour, un jour terrible pour son histoire, l’animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.

Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s’échappe pas, le pauvre, parce qu’il croit en être incapable.

Il garde le souvenir gravé de l’impuissance qui fut la sienne après sa naissance. Et le pire, c’est que jamais il n’a tenté d’éprouver à nouveau sa force. »

L’ensemble des individus qui compose cette planète ont été endoctrinés selon les règles de la société qui les a vues naître. Leurs grands-parents, leurs parents, tantes, oncles etc. ainsi que leur entourage indirect ont TOUJOURS agi de la même façon. Tout le monde du parent en passant par le professeur leur a toujours dit quoi faire et comment vivre.

Tu devras aller à l’école pour être éduqué, puis te spécialiser dans un métier donné pour servir la société et te nourrir. Lorsque tu seras en âge, tu te mettras en couple, tu fonderas un foyer et tu élèveras tes enfants de la même manière et ainsi de suite. Et surtout, ne pose pas trop de questions car la vie est comme ça.

Est-ce que tu vois le cercle vicieux dans lequel tu évolues constamment ?
À aucun moment, la société ou ton entourage ne te pousse à te différencier, ni à exprimer les aspirations de ton âme car il est plus facile de contrôler des gens semblables que des gens uniques.

La question ici, n’est pas de savoir si oui ou non tu adhères au système, mais de te pousser à te poser des questions intelligentes: Es-tu certain que la vie que tu mènes est en adéquation avec les aspirations de ton âme? Si ce n’est pas le cas, que compte tu faire? Subir? Ou trouver une vie alternative? 

Il est très facile de faire comme tout le monde et de rester dans le déni total. Si tu n’oses pas explorer d’autres modes de vie, aller voir ce qui se passe dans d’autres pays, d’autres cultures pour te nourrir et ouvrir ton esprit, comment peux-tu être certain que la vie que tu mènes est celle qui te correspond à 100%? Comment peux-tu être certain d’avoir choisi ta vie si tu n’as JAMAIS rien connu d’autre?

Si tu souhaites VRAIMENT être heureux, j’entends par là atteindre l’épanouissement personnel, il est nécessaire d’écouter les murmures de ton coeur et faire taire ton mental la majeure partie du temps. Finalement, tu n’as pas besoin de lire des centaines de livres sur le développement personnel ou de rester coincé dans le bureau d’un psychiatre durant 4 ans pour trouver le bonheur. Tu souhaites être heureux? Atteindre l’épanouissement personnel dans tous les domaines de ta vie? Apprends à faire le silence en toi, détruit ton ego, musèle ton mental, fait taire tes peurs et écoute ton coeur.

La seule manière de vivre une vie en adéquation avec les aspirations de ton âme est d’écouter ton cœur et de suivre ce qu’il te demande de faire, aussi fou soit le projet qu’il te pousse à faire. Et surtout, apprends à faire taire ton mental. Ce dernier, va toujours te limiter car il est le résultat d’un endoctrinement sociétal.

Ton coeur est ton meilleur conseiller, car il est la voix de ton âme. Il sait ce qui est le MEILLEUR pour TOI.