Au fil de mes voyages à travers le monde, que ce soit dans les pays en voie de développement ou les pays riches, j’ai eu l’occasion de rencontrer des milliers de personnes et étudier leur condition de vie ainsi que leur état d’esprit. Étrangement, c’est dans les pays occidentaux, dit riches que j’ai rencontré le plus de gens malheureux et enclins à se plaindre. Alors je me suis posé cette simple question : comment peut-on être malheureux alors qu’on a accès à tout ? Les occidentaux vivent dans des pays en paix, ils ont le choix de choisir ou travailler, de faire des études, de voyager, ont des aides sociales pour certains et ont accès à toutes les libertés possibles : Liberté de circuler, liberté d’expression, liberté du culte, etc.
Quel que soit le pays d’Asie ou j’ai séjourné, j’ai vu la pauvreté à l’état brut, j’ai vu des gens luttant chaque jour pour nourrir leur famille, vivant dans des cabanes faites de bric à brac, ne possédant aucun bien matériel si ce n’est les vêtements qu’ils portent sur eux et malgré la lutte quotidienne, ils gardaient le sourire. Je me souviens des propos d’un Philippin : vous avez tout en occident, mais vous êtes malheureux. Nous nous avons rien, mais nous sommes heureux.
Alors, comment être heureux n’importe où dans le monde? Quel enseignement tirer de ces gens ne possédant rien, mais ayant compris le chemin qui mène vers la félicité?

Le bonheur est un état d’esprit, non pas une destination.

Arrête de courir après les biens matériels et la richesse

Les choses que l’on possède finissent par nous posséder.

Tyler Durden, Fight Club

En occident, on nous enseigne depuis notre plus jeune âge qu’il faut toujours gagner plus d’argent pour pouvoir s’acheter des jolies choses telles que des beaux vêtements, une maison, des beaux meubles, une voiture, un chien, etc. Il nous faut toujours plus d’argent pour mieux vivre. On encense les gens qui ont réussi financièrement tel que Steve Jobs, Warren Buffet, Kim Kardashian, etc. qu’importe le moyen utilisé pour arriver à leur fin. Nous croyons naïvement qu’ils sont plus heureux que nous. On assimile le bonheur au nombre de zéro sur son compte en banque et on se met la pression pour toujours gagner plus. Obtenir de l’argent devient notre moteur de vie, la raison pour laquelle on se lève le matin. On s’alourdit de plein de choses inutiles au point d’avoir peur de les perdre. Alors on prend des assurances pour assurer ses meubles, sa voiture, sa maison, etc. On paye encore pour des choses qu’on a déjà achetées. Et lorsque le voisin, le collègue à une plus belle maison ou une meilleure voiture, on est envieux. On consomme toujours plus, car rien n’arrive plus à nous satisfaire. Notre iPhone 5 fonctionne encore très bien, mais il nous faut l’iPhone 7 pour être à la page.

Travailler toujours plus, pour gagner plus c’est ne plus avoir le temps de profiter de la vie et de ce qui compte réellement à tes yeux. Si tu passes en moyenne 8 heures par jour de ta vie au travail, combien de temps te reste-t-il pour profiter de ta famille ? De tes amis ? Combien de temps te reste-t-il pour profiter d’une passion ? Ou réfléchir à ce que tu veux vraiment ?
La plupart des gens vraiment heureux que j’ai rencontré sur ma route, on su se défaire du matériel et ne possèdent presque rien. Ils ont compris que tout ce qu’on accumule de matériel dans sa vie ne nous aide pas à être heureux. Ils sont pour la majorité d’entre eux minimalistes et se contentent de peu, préférant la qualité, à la quantité. Ils ont compris que la richesse intérieure était plus importante que la richesse extérieure.

L’argent ne fait pas le bonheur, mais il est clair qu’il faut un minimum pour vivre. À toi de trouver le juste milieu entre travailler et profiter de la vie. As-tu vraiment besoin de 20 paires de chaussures, de t’acheter autant de vêtements ? Ouvre ton armoire, regarde tous tes vêtements ? Regarde autour de toi ? Crois-tu que tous ces biens matériels te rendent réellement heureuse ? Qu’est-ce qui compte le plus au final ? Travailler toute ta vie ou profiter de ta vie ?

Libères toi des distractions extérieures et pars à la conquête de toi-même

La plupart des gens croient naïvement que le bonheur est à rechercher à l’extérieur de soi, à travers une relation amoureuse, des divertissements divers (voyager, sport, sortir, etc.), via l’acquisition de bien matériel, etc.
Bien qu’obtenir tout cela peut te rendre momentanément heureuse, cela reste éphémère, car ce sont des inducteurs d’état. Tu seras satisfaite et fière de toi d’avoir acquis tout cela, mais obtenir ces choses ne fait que modifier temporairement ton état d’être. Tu prendras l’habitude d’avoir tout ça et tu reviendras à ton état d’être originel, à ton mal-être.

Le jour où tu arriveras à être seule dans ta chambre, ou même dehors, sans aucune distraction (Livre, musique, téléphone, etc.) et ressentir le simple bien-être d’exister, d’être en bonne santé, et heureuse d’être en vie alors tu auras compris ce que c’est d’aimer être avec soi-même. Tu auras compris ce que c’est d’être heureuse, car tu n’auras plus besoin de personne pour te divertir de toi-même.
Et lorsque tu noueras des relations avec les autres, tu n’attendras pas qu’ils te rendent heureuse à tout prix, car tu n’as besoin de personne pour l’être. Tu n’auras plus vraiment d’attente vis-à-vis d’eux et tu seras libre de les aimer sans avoir le besoin absolu qu’ils t’aiment en retour.
Si tu es le genre de personne qui a du mal à être seul et qui a toujours besoin de distraction (Téléphone, musique, livre…) lorsque tu te retrouves seule, c’est qu’au fond tu es malheureuse et que tu utilises les autres pour te sentir mieux et te distraire, car tu as peur de rester avec toi-même. Tu es donc prisonnière des autres. Sache qu’aucune personne extérieure ne pourra vraiment te rendre complètement heureuse. 

Ose affronter la solitude, entrer en introspection et apprendre à aimer ta compagnie, car tu ne pourras pas te fuir indéfiniment. Tu es bel et bien coincé avec toi-même jusqu’à ta mort. Parfois, par peur d’être seule tu te transformeras en la compagne idéale pour ton partenaire, reniant ce que tu es vraiment pour ne pas le perdre et tu feras tout pour répondre à ses besoins. Tu l’as compris, il y a de nombreuses pressions extérieures qui te pousseront à oublier ce que tu veux vraiment toi, et ce que tu veux devenir. Apprends à ne te soumettre qu’à ta pression intérieure. S’il y a bien une personne que tu dois absolument rendre heureuse et satisfaire, c’est toi-même. Pour y arriver, il faut se libérer de la pression sociale.
Si par chance tu sais vraiment ce que tu veux dans la vie, qui tu es et ce que tu vaux, personne ne pourra jamais te détourner de ta quête, car ton amour propre sera assez fort pour combattre n’importe quelle tempête.

Fais face à ton passé et affronte le

Pour réellement être en paix avec soi-même et atteindre une sérénité, il faut faire la paix avec toi-même et ton passé. Comme tout le monde, tu traînes des casseroles du passé, que ce soit des blessures, des traumatismes, des manques affectifs, des regrets ou de la rancune. Qu’importe la forme que revêt ton passé, si tu n’es pas en paix avec lui, il te suivra ou que tu ailles et te hantera. La plupart des gens sont dans le refoulement ou le déni et refuse de faire face : Non, je préfère ne pas y penser.
OK, bon si tu préfères ne pas y penser, c’est toi qui vois, mais un passé douloureux ne va pas s’effacer de lui-même. Tu es peut-être du genre masochiste ? De ceux qui savent qu’ils ne vont pas bien, mais qui ne font rien pour y remédier, un peu comme si tu avais le cancer et que tu ne faisais rien pour te guérir. Oui, un passé lourd c’est comme un cancer, ça ronge peu à peu jusqu’à envahir tout.

Tu es peut-être fâché avec ton ex, qui s’est très mal comporté avec toi ? Ou bien avec un ami qui t’a trahi ? Ton père n’a peut-être pas été vraiment la pour toi ? Ou ta mère ne t’a pas aimé comme elle le devait. Qu’importe ce que tu as vécu si tu ne l’affrontes pas, ça te poursuivra durant des années et il sera impossible d’être pleinement heureux avec un passé qui passe son temps à resurgir dans ton présent. Trouve le courage de faire table rase du passé. Va voir ces personnes qui ont fait partie de ton passé et qui ont eu un impact négatif sur ta vie et sors les cadavres du placard. Ose les affronter. Règle tes vieilles histoires et tourne la page ensuite.

Trouve le courage de suivre ton cœur

Vous n’êtes pas votre travail, vous n’êtes pas votre compte en banque, vous n’êtes pas votre voiture, vous n’êtes pas votre portefeuille ni votre putain de treillis, vous êtes la merde de ce monde prête à servir à tout.

Tyler Durden, Fight Club

La société et ton entourage te diront ce qu’il faut faire de ta vie et ce qui est le mieux pour toi. Ils te convaincront de suivre leur pas et par besoin d’appartenance et sous la pression du conformisme, tu tairas ta voix intérieure qui te pousse à explorer d’autres contrées et tél. un gentil mouton, tu feras comme les autres.
Peut-être que ton rêve est d’élever des girafes au Kenya ? Ou bien de vivre dans une yourte en Mongolie ? Peut-être que gagner un SMIC te suffit et que tu veux vivre modestement.
Absolument rien ni personne ne t’oblige à aller travailler demain. Tu n’es pas dans une dictature ou une prison qui t’obligerait à faire des choses que tu ne veux pas faire. Dans le chef-d’œuvre Fight Club, Tyler Durden pointe une arme sur un vendeur d’une épicerie et lui demande pourquoi il s’est contenté de travailler ici alors qu’il voulait devenir vétérinaire.

Dialogue :

Tyler Durden -La question Raymond est qu’est-ce que tu t’étais fixé comme but ?

Raymond – Je voulais devenir vétérinaire.

Tyler Durden -ça veut dire que tu vas devoir reprendre tes études.

Raymond -Les études sont bien trop longues.

Tyler Durden- Tu préfères mourir? Tu préfères crever ici, à genoux derrière une épicerie à la con? 

Raymond-Non par pitié non. 

Tyler Durden- Je sais ou tu vis. Si tu n’as rien fait d’ici six semaines pour devenir vétérinaire, tu es mort. 

Si quelqu’un pointe une arme sur toi et te dit la même chose, étrangement tu ferais vraiment les choses qui te tiennent à cœur même si cela te demande beaucoup de courage n’est-ce pas ?
Si tu n’écoutes pas ton cœur, ta vie ne sera que le résultat de ton environnement direct. Par conformisme, tu feras comme tout le monde. C’est plus facile de suivre le troupeau comme un mouton, que de tracer sa propre route. Est-ce que tu souhaites vraiment ? Alors oui s’extraire de sa zone de confort demande beaucoup de courage, mais pose-toi ces questions : Quel prix tu vas payer si tu ne le fais pas maintenant ? Quels seront tes regrets sur ton lit de mort ?
No pain, No gain, c’est la loi de la vie. Parfois, il faut oser tout plaquer pour vivre la vie de nos rêves. Être raisonnable, penser petit ne t’aidera pas à obtenir la VIE de tes rêves. Si tu veux être heureux, fais une liste de tes objectifs à courts, moyens et longs termes. Que veux-tu vraiment vivre dans 1 an, 5 ans, 10 ans? Pose-toi les bonnes questions au lieu de ressasser ton passé, tes échecs et tes frustrations. Où veux-tu aller ? Arrête de laisser les évènements extérieurs décider de ton destin. Sois proactive. Revêts tes gants et monte sur le ring, tu n’as pas terminé les rounds de ta vie.

Fais preuve de gratitude envers la vie

La vie t’a offert 86,400 secondes aujourd’hui. En as-tu utilisé une seule pour dire merci ?William Arthur Ward

Tu es peut-être le genre de personne qui prend tout pour acquis? Je t’invite à réfléchir à tes conditions de vie plus qu’avantageuse. Oui, tu es une privilégiée, car tu fais partie des quelques millions de personnes qui ont la CHANCE de vivre dans un pays riche et en paix, avec un bon système de santé et un droit d’accès à l’éducation entre autres. Tu es sans doute aussi en bonne santé non? Tu manges chaque jour à ta faim et tu dors au chaud chaque soir. Ta sécurité physique n’est pas constamment menacée par une guerre et tu as peut-être même la chance d’avoir une famille, des amis extraordinaires et un amoureux. Tu as aussi un travail non? Et tu peux voyager partout dans le monde et finalement faire absolument tout ce que tu veux de ta vie tant que tu ne nuis à personne n’est ce pas?

Alors pourquoi ne remercies-tu pas la vie chaque jour de t’avoir donnée tout ça? Pourquoi es tu si frustré de ne pas OBTENIR ce qui te manque? Ne possèdes-tu pas déjà tellement de choses?

Il est plus facile de se concentrer sur les quelques petites choses qui manquent dans ta vie, plutôt que de réaliser que tu as déjà beaucoup de choses qui contribuent à te rendre heureuse. Pense une minute à ces pauvres migrants syriens qui ont dû fuir leur pays en guerre et s’exiler dans des pays qui les traitent comme de la vermine. Aimerais-tu être à leurs places?

Remercier la vie pour ce qu’elle t’a donnée permet de réaliser que tu as beaucoup de chance comparée au 3/4 de l’humanité. Alors chaque fois que l’envie de te plaindre te prend, ou que la déprime pointe le bout de son nez, arrête-toi deux minutes et pense a tout ce que tu as de bien dans ta vie et soit reconnaissante, car tu peux absolument tout perdre en un instant. Rien n’est jamais acquis !

« Quand vous vous levez le matin, remerciez pour la lumière matinale. Remerciez pour votre vie et votre force. Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre. Et si vous ne voyez aucune raison de remercier, soyez assuré que la faute vient de vous. » – Tecumseh, chef des Indiens Shawnee

Pense avant tout aux autres

Si tu changes, le monde autour de toi changera 

Dans la plupart des pays riches, la société pousse les gens à exprimer leur individualité, à prendre ce qu’il leur revient de droit même s’ils doivent marcher sur quelqu’un pour l’obtenir. Être égoïste est tolérer et parfois même revendiqué même si cela reste un défaut. On se désolidarise des autres et on se concentre uniquement sur soi et ses propres besoins. Ce qui conduit certaines personnes à se comporter mal et à nuire à autrui pour satisfaire leurs propres envies.

On oublie de penser aux autres. On préfère prendre plutôt que donner. Or, lorsqu’on donne, on est bien plus heureux que lorsqu’on reçoit quelque chose. Qu’as-tu fait aujourd’hui pour ta communauté ? Pour les autres ? Il y a de forte chance que depuis ton réveil ce matin, tu n’as pensé qu’à toi-même et que tu t’es auto flagellée. Combien de fois as-tu cédé ta place dans le bus ou le métro à quelqu’un qui en avait sans doute plus besoin que toi ? Pourquoi n’as-tu pas aidé cette vieille dame qui a croisé ta route à porter ses courses? Tu ne l’as sans doute même pas remarqué, tellement tu étais focus sur toi-même et tes problèmes. Es-tu ce genre de personne qui préfère ne rien donner aux autres par peur de manquer ensuite ? Arrête-toi de lire et réfléchis-y 5 minutes, as-tu contribué à améliorer la vie des gens qui t’entoure ? Ou bien tu ne penses qu’à toi constamment ? N’attends pas qu’on te demande un service, sois proactive et lorsque tu vois qu’un voisin, un ami ou même un inconnu a besoin d’aide, agis et contribue à changer son quotidien.

As-tu fait l’effort d’appeler un ami aujourd’hui sans raison juste pour lui demander comment il allait ? As-tu pris le temps de l’écouter et le conseiller en cas de besoin ?
Tu veux à tout prix qu’on t’aime, que tu oublies que le plus important c’est d’aimer les autres. Faire preuve de générosité envers les autres augmente le bien-être intérieur. Tu veux être plus heureuse ? Alors, sois moins égoïste et pense plus aux autres.

 

Le chemin vers le bonheur est semé d’embûches et parfois très long à atteindre, car il suppose la destruction de son ennemi intérieur, appelé EGO. Il n’est ni fait d’acquisition matérielle ni de possession en tout genre, encore moins de succès social ou de pouvoir. Il est fait d’amour tout simplement. Le bonheur implique de s’aimer soi, d’aimer les autres et de contribuer à son échelle à rayonner sa lumière intérieure autour de soi.